Les 3 K.
Non, non, on ne vous oublie pas, lecteurs frontistes : on reprend le fil rouge (hum !) du programme de la "révolution nationale" en marche. Ainsi, votre blonde sirène vient de remettre au goût du jour le slogan trop vite, et sans doute injustement, oublié du Kaiser Guillaume II, dernier empereur d’Allemagne : les 3 K ! Kinder, Küche, Kirche (les enfants, la cuisine, l’église). Vous avez deviné, parce que vous êtes futés, qu’il va être question de la Femme : en ces temps de crise, une façon simple et radicale de retrouver le plein emploi (masculin) ; il suffit d’inciter les femmes à rester à la maison où elles pourront retrouver le bonheur simple de mitonner le boeuf mironton tout en tricotant la layette du petit dernier, avant de dresser une table coquette dans le décor propret d’un intérieur pimpant qu’elle aura enfin réinvesti après l’avoir trop longtemps délaissé,victime d’une idéologie soixante huitarde laxiste. Pour cela : le salaire parental ! 850 euros, un vrai pactole, 80% du SMIC, de quoi faire des folies ! et en plus des économies pour l’Etat puisqu’elle coûtera moins cher qu’une chomeuse avec 2 enfants ! Cela lui laissera aussi le temps d’en faire, des enfants, d’autant plus que l’Interruption Volontaire de Grossesse ne sera plus remboursée, sauf pour des pathologies graves ; car votre Muse s’est rendue compte que les femmes se font avorter par confort, autant dire par plaisir ! Finis les week-end à l’oeil dans un hosto tristounet, dans un chariot aux roues grinçantes, entre 4 murs blancs, à se faire charcuter ! Hop, hop, hop ! On procrée et comme on n’a plus l’excuse du boulot, on garde ! L’église est en option, mais rien n’empêchera désormais les femmes, libérées du travail, d’exercer une saine et active laïcité anti-musulmane, en allant rendre grâce à Sainte Marine pour la joie retrouvée des travaux ménagers, des enfants à élever, du mari à honorer ! Et vous, messieurs qui pensez voter FN, pas un mot de tout cela à votre épouse, faites leur la surprise ! Le Merle Rouge
Comme promis, je vous retrouve "révolutionnaires Bleu Marine" : elle vous a donc promis qu’elle augmenterait le SMIC de 200 euros ! Super ! Sauf que ce n’est pas le patron qui va raquer, faut pas déconner, entre gens bien éduqués, bien parfumés, on se respecte ! Pas touche aux profits ! C’est l’Etat qui doit prendre en charge l’augmentation ! Oui, oui, vous avez bien lu : l’Etat ! Et comme l’Etat, c’est nous, c’est vous, ce sont vos impôts qui vont payer votre augmentation de salaire ! Super Marine : elle vous fait croire qu’elle vous remplit la poche de gauche, pendant qu’elle vous fait les poches, toutes les poches ! C’est vous qui allez banquer ! Et en plus elle prétend baisser les impôts ! Fallait oser ! Elle l’a fait ! A bientôt !
Le Merle Rouge
Vous êtes prêts à voter pour la "Révolution Bleu Marine", parce que vous vous sentez exclus du système ; c’est ce qu’elle vous murmure (ou vous hurle) à l’oreille tous les jours. Exclus parce que vous vous êtes crevé la paillasse tous les jours pendant 35, 40 ou 45 ans pour une retraite de merde, après avoir eu un salaire de misère ! Pas de problème, vous avez raison : vous auriez dû avoir un salaire décent,une pension de retraite correcte...Alors demandez à votre candidate ce qu’elle pense de la retraite à 60 ans, histoire de profiter un peu avant qu’Alzheimer ou un cancer ne vous rattrape ; une retraite à taux plein,bien sûr ! Et sur le SMIC, histoire de ne pas avoir des peurs de fin de mois dès le 15 ou le 20 de chaque mois !Demandez lui, n’ayez pas peur !Et à qui elle prendrait le fric ! Vous risquez d’avoir des surprises ! Demandez lui, parce qu’autrement, je ne vous lâcherai pas et chaque semaine je viendrai voir ou vous en êtes de la connaissance du programme de votre idole ! Je ne vous lâcherai pas ! A la semaine prochaine, "révolutionnaires" frontistes !
Le Merle Rouge
Fermeture du commissariat : Et maintenant ? Après avoir mollement mobilisé les beaucairois pour la manif du 22 janvier 2011 pour dire non à la fermeture du commissariat de Beaucaire ,la majorité municipale s’est t elle endormie ? M Bourbousson ,la défense de notre commissariat de police ne mérite t’elle pas des actions plus vigoureuses vous qui êtes si prompt à manifester devant la préfecture pour réclamer des sous à l’Etat pour les agriculteurs ? La sécurité de vos administrés n’est elle pas aussi importante à vos yeux que la trésorerie des agriculteurs ?
Cette période électorale est propice à la méditation et au questionnement : à quoi peuvent bien penser les gars de la Marine ?
L’immigration, source de tous nos maux ?
D’abord, peut-on imaginer que la « dame brune » fasse partir des centaines de milliers, voire des millions d’immigrés, sans un choc économique pire que la crise de 1929 ? Ou bien se contentera-t-elle d’obliger ces gens à se cacher dans des caves ou dans les bois ?
Ses électeurs croient-ils vraiment que les exploitants agricoles vont laisser partir une main-d’œuvre travailleuse, très peu coûteuse, peu revendicative ?
Et les « marchands de sommeil », qui ont, eux-aussi, en majorité, les yeux de Chimène pour le F.N, laisseront-ils partir de leurs logements vétustes ces si bons clients ?
Et puis, quand les « Arabes » seraient partis, la situation ayant très certainement empiré, il faudrait s’occuper des Espagnols, des Pieds-Noirs… Puis viendrait le tour des « Ritals », des Anglais, des Hollandais , des Belges ( Ah non ! Pas les Belges, ils ont de la trop bonne bière !), puis les Bretons, les Parisiens…
Alors, dans une « vraie France » de 40 millions d’habitants, dont la moitié de plus de 65 ans, serait-on enfin heureux dans nos maisons de retraite, redevenues des hospices, avec très peu de personnel certes, mais bien de chez nous ?!
Autre sujet de réflexion : une légende qui a la vie dure soutient que la gauche ouvre grand les frontières aux hordes de barbares. Les statistiques du ministère de l’intérieur disent plutôt l’inverse : l’immigration est plus massive sous les gouvernements de droite que sous ceux de gauche !
Et c’est logique : pour les partisans des « droites musclées », l’immigration et l’insécurité constituent leur fond de commerce. Sans cela, qui aurait envie de voter pour eux ?
Pour preuve, à Beaucaire, c’est pendant les 25 années de la municipalité André que l’immigration s’est brutalement accrue.
Cependant, une enquête historique véritablement sérieuse nous apprend que les déplacements de populations ont toujours existé depuis que les singes se sont mis à marcher sur leurs deux pattes arrière ! Il est évident aussi qu’Homo Sapiens a bien compris qu’une population sans mélange est condamnée à disparaître, non seulement sur le plan génétique mais aussi sur le plan culturel.
L’immigration est une richesse : combien de futurs Victor Hugo, de Marie Curie, de Zola… à condition de ne pas gâcher cette richesse potentielle en la confinant dans des quartiers ghettos.
Le problème, ce n’est pas les immigrés dans les villes. Non, le problème, c’est la ville, c’est-à-dire la façon dont on a traité l’urbanisme depuis près de trente ans, à Beaucaire comme partout en France. En refusant la mixité sociale, avec d’un côté, des immeubles surpeuplés dans des quartiers sinistres et écartés des zones d’activités, et de l’autre côté, des lotissements cossus…
Ces populations qui ont quitté leur village, leurs parents et amis, ne l’ont pas fait pour voir la Tour Eiffel ou pour avoir la Sécurité Sociale mais parce que leur pays a été pillé pendant deux siècles par les colonialismes et, devenu indépendant, s’est retrouvé endetté et escroqué par le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale.
Les déplacements de populations ne s’arrêteront pas avec un bulletin de vote car, avec une terre qui comptera, un jour prochain, 10, voire 12 milliards d’habitants, avec des religions qui interdisent la contraception aux femmes, avecdes sols encore plus pauvres que les humains qui les foulent ou les travaillent, peut-être même, un jour, sera-ce à notre tour de fuir notre région.
L’insécurité…
Le deuxième argument des électeurs tentés par un vote pour les droites extrêmes est l’insécurité.
Pourtant, les études sociologiques et statistiques montrent qu’il n’y a pas plus de crimes (meurtres, viols) aujourd ‘hui que 30 ou 40 ans auparavant (lire les excellentes études de Laurent Mucchielli à ce sujet). Le climat de peur quasiment paranoïde est entretenu par une presse toujours prête à en rajouter une louche avec le premier fait-divers venu, surtout en période électorale. Mais qui détient ces médias, sinon la droite ?
Par contre, les « incivilités » sont plus réelles et sont le témoin de malaises de nos sociétés de transition, comme ce fut le cas dans les années 1900 1910, avec les « Apaches », ou les années 50 avec les « blousons noirs ». A chaque fois, à l’origine, le mal-logement, une urbanisation non maîtrisée, des populations déracinées. Les solutions ne viennent pas toutes seules mais dans le passé, on a su en trouver : de nouveaux modes d’organisation de la ville, développer une police de proximité et surtout mettre en place un système scolaire public digne de ce nom et qui évitait tout communautarisme.
Victor Hugo qui avait le sens de la formule disait : « Quand on ouvre une école, on ferme une prison ! » Seulement, depuis 10 ans, un certain Nicolas S. qui ignore superbement nos grands écrivains, fait tout le contraire : il ferme les écoles et ouvre des prisons !
Le vote d’opposition épidermique frontal et frontiste ne peut changer une société en mutation, il ne peut servir qu’à livrer un pays, pieds et mains liés, au pouvoir d’aventuriers sans scrupules.
En fait, sur le plan de la pensée politique, on assiste à une confrontation entre les tenants des « Traditions » et et les adorateurs du changement, de la « bougite. »
Le raisonnable est un peu entre les deux. Le tissu socio-économique de notre pays a été quasiment détruit par une politique d’abandon des services publics (écoles, hôpitaux, bureaux de poste), des quartiers, de la police de proximité.
Il faut restaurer le maillage de tous ces services publics et pas seulement dans les zones à forte densité de population. Il faut aussi arrêter de jouer au « dialogue communautariste » en instaurant un dialogue direct entre la République et les citoyens, sans intermédiaire, en pratiquant une vraie laïcité.
Et si, en plus, on laissait tomber le système présidentiel, avec une constitution permettant la destitution d’un élu sur simple pétition, avec non renouvelement et non cumul des mandats comme le prévoyaient Condorcet ou Robespierre en 1792.
Chiche !